Politique Journal de bord (quel?)
Septembre 2010
Errer
d'ère en ère
On
peut diviser les êtres humains en deux classes: les cons et ceux qui
profitent des cons.
Toute
société humaine a pour but de plus ou moins bien contenir la
violence.
Jadis les humains se
divisaient ainsi: les ouailles et les religieux. La violence était
assez bien contenue sauf lors des guerres.
De
nos jours les sociétés se sont délitées dans un immense marché à
l'échelle planétaire. L'humanité se divise en deux classes : les
clients et les marchands. La limite entre ces deux classes est assez
poreuse. Mais elle rend les plus riches des riches hors d'atteinte du
commun par un jeu d'illusions. Le client doit toujours être
satisfait et escroqué simultanément. La violence existe au niveau
familial ou individuel : certains doivent vendre leurs enfants, ou
même un de leur organes pour survivre.
Demain
l'humanité se divisera (si nous ne faisons rien) en deux classes:
les rats de laboratoire et les expérimentateurs. Les nazis ont
montré la voie, les autres pays occidentaux
( en particulier Israël ) suivent. Les clients affaiblis par toutes les maladies ( à cause du
stress, du mauvais environnement ) provoquées par les escroqueries de
l'ère précédent ( la société de consumation ) seront de parfaits
cobayes pour améliorer la vie des expérimentateurs, les rendre
surpuissants, éternels. Seule une minorité survivra.
Deux
questions:
§ L'humanité ( la minorité des sur-riches-puissants ) peut-elle se
substituer à Dieu? Est-ce un fantasme réalisable?
§ La lutte de pouvoir la plus profonde ne se joue-t-elle pas pour le
meilleur et le pire entre deux classes : les femmes et les hommes.
Pendant
l'ère du religieux les femmes avaient peu de pouvoir. On peut dire
qu'elles avaient reçu un bon coup de Bible sur la tête.
Pendant
l'ère du clientélisme, elles ont commencé à relever la tête en
vendant leurs services : le soin ( cher aux socialistes ) et en devenant
des clientes parfaites ( l'Oréal ). Les reines du cataplasme sur la
jambe de bois ! Mais montée en puissance quand même.
Les
mâles se sont refugiés dans l'innovation technique et la
Science
pour préparer l'ère suivante ( l'humanité cobaye )
où ils
deviendront les Maîtres absolus. Est-ce que les femmes les
laisseront faire? ( Bébés éprouvettes,
cyborgisation, physique de la Réalité : Iter budget
à 20 milliards d'euros ! Singularity University, etc.).
Alfred Adler était-il un avatar de Mao ?
Le maoïsme : comment apprendre la fraternité sans fratrie.
La politique d'un enfant par famille va-t-elle gripper les rouages tragiques de la société ?
Stocks are not really nomad, Gypsies are better !
Gypsies
v. stocks. Les gitans contre la finance internationale. Un peuple
contre l'argent. Qui va gagner ? Les nazis, si je ne me trompe, ont
été défaits en 1945. Alors il se pourrait bien que
cette fois aussi les gitans gagnent. L'identité des nazis
était falacieuse, celle des gitans était plus profonde.
Ils ont survécu. Celle des capitalistes internationaux n'est pas
moins falacieuse que celle des nazis. Ils se parent d'atours moraux que
viennent démentir crises économiques à
répétition, chaos écologique et misères de
toutes sortes de par le monde. Les capitaux de la finance
internationale ne sont pas vraiment nomades. Ils parasitent les
économies nationales. Les gitans, eux, créent du plus
culturel. La richesse des trusts internationaux ne crée que du
décoratif, du divertissement, rien de profond, car elle est, au
niveau éthique, construite sur des bases biaisées :
exclusion, isolement et domination de l'Autre pour mieux l'asservir et
l'exploiter.
La liberté (freedom) est créée par l'individu.
La liberté (liberty) est assurée par la société.
Le contrat social,
toujours renégociable, entre les individus donne la limite
où s'arrête la liberté (freedom) de l'Un par
rapport à l'Autre.
La société garantit les conditions élémentaires de la liberté (liberty): culture, logement, nourriture, qualité de l'environnement, sécurité (violence), communications.
La société ne devrait pas faire de chantage:
de la liberté (liberty) en échange de la liberté (freedom).
Avant les nomades l'étaient parce qu'ils n'avaient pas confiance en la traîtresse Nature.
Maintenant ils le sont parce qu'ils suspectent l'Ordre de la
Société de protéger plus certains aux
dépends des autres.
Les puissants ont commencé par dénationaliser les entreprises,
ils veulent continuer avec les gens
les émigrés ou leurs enfants français.
Bientôt ils vont rendre le don d'organe forcé
pour qui aura des dettes.
Tondre les autres de ce qu'ils ont de précieux
est une stratégie pour régner.
La peur de perdre
fait fermer son clapet.
Français depuis trop longtemps
s'ils m'enlèveraient ma nationalité
je redeviendrais gitan.
Une journée mondiale du silence.
Un jour où tout le monde éteindrait ordinateurs et téléphones,
un jour où tout le blablabla du monde serait enfermé dans le Web nuage.
Une journée mondiale du silence.
Où pourrait-on expédier cette malle digitale ?
Est-ce qu'on en a vraiment besoin ?
? où laisser vous allez !
Si on n'avait pas prolongé sa vie,
peut-être aurait-il eu le temps de trouver le silence.
On a escroqué les vieux avec des désirs de prolongation,
maintenant on essaye les enfants à la frustration.
Si la
réalité se définit de manière
politique...son objectivité est collective. Dans ce cas, une
réalité subjectivée se ferait en se
décalant du consensus. Se surprendre à considérer
la réalité autrement serait un des moyens possibles pour
élaborer sa propre réalité du monde. L'autre moyen
bien entendu serait le combat politique assumé sans
culpabilité, combat contre le conservatisme.
En temps qu'enseignant, je me
suis découragé devant la masse d'informations à
faire passer à mes élèves. Quand j'ai
été renvoyé de mon travail avec les jeunes en
réinsertion par le théätre, je me suis dit qu'il
n'était pas intéressant de donner des bribes de mon
enseignement. Même enseigner 8h par jour pendant 10 ans ne
suffirait pas pour que je puisse donner tout ce que je pourrais.
(à suivre)
Tous
les termes trouvés ( floating the spot, giggling, spionde, torve,
etc ) dans mes recherches pourraient faire l'objet d'une
définition à la fois plus élargie et plus
serrée. Cette terminologie personnelle pourrait constituer un
manuel.
Aux
âmes (-) damnées
Profitant de la désaffection de mon papa, son cousin s'est
introduit dans ma vie: j'avais trois, quatre ans. Ses attouchements ne
m'aurait procuré que du plaisir si un soir il ne m'avait
violé. De cette instant de terreur il ne me reste que des
fragments de souvenir: un pied dans l'entrebaillement de la porte de la
salle de bain où j'avais sans doute tenté de me
réfugier, le dessin du carrelage, la sensation de mon corps
tordu, retourné. Mes parents n'ont jamais voulu
savoir. Le pervers a disparu subitement de notre vie de
famille. Il est parti à Paris faire ses études
d'ingénieur. Ensuite j'ai vécu la vie d'un amant
abandonné. J'étais incapable d'avoir confiance en un
adulte et en moi-même. Je ne pouvais échapper au jeu
pervers. Je n'avais de choix que dans la place de l'abusé ou
dans celle de l'abuseur. Puis j'ai commencé à comprendre
que j'avais été la victime d'un acte d'abus sexuel, et
que ce n'était pas rien. Je n'étais pas aussi
exceptionnel que je le croyais.
Il n'y a pas longtemps j'ai reçu un
faire-part : l'abuseur de mon enfance était
décédé, on avertissait qu'il n'y aurait pas de
cérémonie et que des dons pouvaient être faits
à un orphelinat en Inde. Ce fut un choc pour moi. Je me
rappelais que son métier d'ingénieur et les débuts
du mondialisme l'amenaient assez souvent à voyager. Je
comprenais alors que le pervers ayant goûté aux joies de
la pédérastie en ma compagnie n'en était pas
resté là. Il avait continué son œuvre de
prédateur dans des pays moins regardants en la protection de
l'enfance. Peut-être même mon "amant" qui m'avait
trompé sans vergogne s'était suicidé collé
d'un peu trop près par le FBI ou Interpol. Désormais un
sentiment de culpabilité énorme pèse sur ma vie.
Pourquoi ai-je été si naïf ? Pourquoi ne me suis-je
pas dressé face à lui pour stopper sa démence
perverse ? Ces jours, j'échappe un peu à ce poids.
N'ai-je pas toute ma vie lutté du côté des
opprimés, des abusés ou tout du moins ai-je essayé
de réduire mon empreinte d'abuseur dans mes relations humaines
ou avec la Nature. Du côté du fou, du chien battu, du
jeune en difficulté, de l'enfant abandonné, de la femme
assignée à un rôle, du souffrant rentré en
lui-même, etc. Ce que j'ai vécu dans ma prime enfance m'a
ouvert les yeux sur la société où nous vivons.
Cinquante années ont passé où abuser l'autre est
devenu monnaie courante. Le rapport marchand (abuseur)-client
(abusé) est devenu la norme. Entuber l'Autre est
désormais gratifié par une position plus haute
socialement ou plus d'argent. Pacotilles et verroterie pour stupidifier
le client, nourriture empoisonnée, entreprises d'addiction du
client, spoliation systématique des êtres, abus des corps,
fragmentation de l'existence. Tout cela je ne le ressentirais pas aussi
clairement si je n'avais pas été abusé,
délaissé et abandonné. Luttons ensemble pour
dénoncer cette société d'abuseurs ! Ne laissons
personne seul dans cette situation. Luttons collectivement contre ce
qui est la continuation de l'hypocrisie bourgeoise (dont les placards
regorgent de cadavres tous les plus monstrueux que les autres:
d'Auschwitz à Hiroshima, en passant par le sida, 1/ ce
libéralisme, mercantilisme érigé en mode de vie et
de pensé, 2/cette technique comme arme de destruction massive
des relations entre les êtres (humains et autres) et même
de l'intérieur de chaque être (destruction des sens moral,
visuel, auditif, et autres cancers) et 3/la perversité rampante
à l'œuvre dans la bonne conscience (le rachat par un
système d'indulgences: bio, équitable, etc.), celle de
tous ceux qui pensent qu'il vaut mieux être du côté
du manche plutôt que de celui de l'emmanché. Signé
(honteu) x (encore )
Un
non-prix Nobel
L'argent des prix Nobel né de la poudre à canon, de la
souffrance infligée à l'être humain et autre ou
à la Nature, parfois à bon, souvent à mauvais
escient devrait être attribué à ceux qui, croyant
bien faire, de bonne foi (chrétienne), mais le plus souvent
du fait de leur origine bourgeoise, mais se vouant de fait aux
dieux du fric et du népotisme, ont inventé un truc qui
finallement s'est retourné contre l'humanité. Le
Non-prix Nobel, composé de chants et de danses, serait
attribué à celui qui s'est inventé, en toute
humilité mais au su et en sus de tous, lui-même.
À tous ceux qui voudraient jouer au plus fin avec Sarko.
Si Sarko passe son temps à exister (médiatiquement,
politiquement). C'est qu'il en est incapable. Un inexistant ne peut pas
prendre en charge le destin d'un nation. Mais ceux qui voudraient
prendre au mot Sarko ( par exemple Droit au logement, pouvoir d'achat )
se retrouveraient vite dans la position du poisson qui voudrait mordre
à l'hameçon pour attrapper un pêcheur. Lutter passe
par la réinvention de la politique à la base:
parité, résistance, réseaux, mixité
sociale. Vive la jeunesse ! À bas les vieux gogos !
La technique en danse ou ailleurs devrait ëtre le moyen
d'accepter qu'il n'y a qu'un chemin
( une danse ) qui est la vérité de mon être ici et
maintenant. Alors que la plupart du temps la technique ( ailleurs ou en
danse ) n'est que déni de réalité.
Il
était une fois un pêcheur prénommé Nicolas.
Après que le père eût abandonné la famille,
celle-ci connût des jours difficiles. La pauvreté
était au-rendez-vous. Le petit Nicolas se promit à
lui-même que dorénavant il serait toujours du bon
côté (celui des riches). Son vœu peu à peu devint
réalité. Il commençait à pëcher de
plus en plus gros poissons. La mer était belle. Tout baignait.
Comme il était devenu adulte il se maria. Son
épouse était jolie, à un seul détail
près, elle avait, hélas, les yeux plus gros que le
ventre. Elle décida que Nicolas devait lui trouver une plus
belle maison. Nicolas avait entendu parler d'eaux où nageaient
de plus gros poissons. Sur la côte il alla s'installer avec son
épouse dans un manoir nommé Neuilly. L'épouse
était satisfaite et n'ouvrait plus son bec.
Mais un jour, lors du mariage d'un
martin-pêcheur, Nicolas rencontra une femme tellement belle qu'il
la maria et ensuite l'épousa. Hélas deux fois
hélas, sa nouvelle épouse était encore plus vorace
que la première elle voulait habiter dans un hôtel
privé. Nicolas était bien ennuyé, il retourna
pêcher. La mer faisait grise mine. Un pétrolier
échoué sans doute. Mais la chance était avec
Nicolas car il pêcha un poisson magique. Il s'appelait
République et pouvait exaucer des vœux. Il lui accorda
résidence digne d'un ministre.
Des années plus tard Nicolas rencontra un
princesse bronzée par le soleil des media. Il ne pût
s'empêcher de la demander en mariage. Hélas trois fois
cette fois, car la brunette voulait habiter dans un palais digne d'une
royale présidente. Nicolas retourna pêcher dans des eaux
de plus en plus troublées, dont la couleur violette était
dûe à la pollution et le déchaînement au
déséquilibre climatique. Mais bol, il repêcha le
poisson République et magique qui derechef lui exauça son
vœu. Ainsi la brunie vécut au palais élyséen.
Mais un jour sur son chemin Nicolas rencontra la
Grisette, une fille du peuple. Le petit Nicolas tomba amoureux d'elle,
il se dit à lui-même : " Finis les lampions, voici la
réalité de ma vie ! Cette femme ne me demandera pas la
lune ! " Mais elle lui rétorqua: " Arrëte d'utiliser les
femmes, tu te prends pour Dieu ou quoi ? " Hélas (quatre ou cinq
fois) Nicolas ne comprit pas, mal entendu, il crût qu'elle
voulait une habitation de déesse. " Toutes les même " se
dit-il dans son intérieur fort. Il retourna voir le
poisson. La tempête faisait sa rage dedans. Elle manifestait
partout. Ses os étaient noirs. Le climat complétement
déglingué. République lui dit: " Ah mon coco, t'as
trop de culot ! " Quand le pêcheur revint à la
maison...
publié par Politis
Pourquoi il n'y a pas
d'égalité homme-femme ? La nature du pouvoir
exercé par une femme en serait-elle changée ? Est-ce que
cela ferait peur aux mâles ? N'acceptent-ils une femme au pouvoir
que si elle ne dénature pas celui-ci ? La lutte et les rapports
de pouvoir dans un milieu exclusivement féminin sont-ils
radicalement différents ? La violence n'a-t-elle pas toujours la
même qualité ? La femme empeste, empoisonne et
étouffe tandis que l'homme troue, déchire et exclue.
Pourquoi le
monde occidental donne l'individu comme gagnant,
alors que peu à
peu la qualité de son environnement émotionnel, social et
matériel s'appauvrit
et que ce qui lui reste n'est qu'addiction
à un systéme qui l'exploite et l'utilise ?
Les limites du concept de "
nous " et signification du mot " eux ". Que veut dire " semblables "?
D'où vient cette dégradation du " nous ". Qui ou quoi
oppose les êtres humains ? Est-ce une maladie ? Est-ce une
culpabilité rampante ? Quand est-ce que l'espèce humaine
a commencé à maltraiter son environnement, les autres
espèces vivantes ? D'où vient le manque de respect humain
pour ce qui l'entoure ? Est-ce une question de culture, de religion, de
vécu, d'identité ? Pourquoi l'identité se fonde
sur la notion de limite et la limite devient mur entourant les
possessions ?
L'apocalypse
est-elle une crise surmontable par le capitalisme ? Le capitalisme a
toujours su profiter des crises pour rebondir. En temps de guerre, les
capitalistes sans scrupules font des profits, et la reconstruction qui
suit est, elle aussi, sources de profits considérables pour ceux
qui ont su surfer sur la vague de destructions, c'est-à-dire
pour ceux qui avaient les moyens et de cacher ceux-ci dans les zones
tempérées. Ainsi le capitalisme a toujours
été capable de survivre de crise en catastrophe, de
catastrophe en désastre, de désastre en
dévastation. En apocalypse ? Car selon toute vraisemblance ce
que nous annoncent les scientifiques n'a rien à voir avec ce que
l'humanité a connu précédemment. Les
dégradations que l'espèce humaine a causées
à son environnement et les destructions faites aux autres
espèces vivant sur cette terre semblent irréversibles,
et, plus aucune personne compétente ne pense qu'il est
encore possible d'enrayer la machine à s'anéantir. Les
capitalistes profiteurs feront-ils cavaliers seuls de l'apocalypse ?
Histoire
Le président se sent seul dans son palais.
Tellement seul qu' il souhaite que son cauchemard récurrent
revienne peupler ses rêves. Les pas de la statue du Commandeur
dans le couloir. Le grand charlot. Pourtant tout va bien au royaume de
la république. Une société de tourisme a
même inventé un paradis où l'immigré peut
vivre cinq jours de délices parfaites et ensuite
bénéficier d'un service de suicide assisté. La
formule a du succès. Et pour l'état ce n'est pas plus
cher qu'un billet de charter. Tout va bien. Le parlement a finallement
voté la loi qui permet d'enlever la nationalité au
chômeur de longue durée. Tout le monde trouvait cela
normal, seuls les députés faisaient encore objection.
Mais le président se morfond au fond de son lit. Il se
demande même si au bout du compte il n'aurait pas mieux valu que
sa concurrente l'emporte. Après sa défaite, tous
ses supporters ont commencé à se décourager,
à baisser les bras. Surtout les travailleurs sociaux. Trop de
replâtrage, trop de problèmes personnels, trop de fatique,
trop de mauvaise bouffe, trop de pollution, les enfants à
problèmes: allergies, délinquance, addiction, etc.
Combien de milliards de personnes ont basculé du
cöté du libéralisme dans le monde, ces
dernières années, se demande le président, combien
sont devenus alter-mondialistes ? Il sort de son lit et va à la
fenêtre. Le leader de l'extrème gauche avait sans doute
raison de proposer qu'on retire le droit de vote aux plus de
soixante-dix ans pour cause de soupçon d'alzeimer, prionisation
ou métastase. Le président regarde par la fenêtre.
On ne voit plus que des vieux égarés, les enfants restent
à la maison ils ont trop d'allergies. Les jeunes vivent dans un
univers idéal et digital. On ne les voient plus non plus dehors.
Ils ont sacrifié le conflit des générations sur
l'autel de l'hédonisme facile et apolitique. D'ailleurs ils sont
en majorité à moitié sourds et aveugles. Vive la
technologie ! Les autres, il y en a peu, sont en prison. Le
président se sent seul. Même le planton devant la porte du
palais a été remplacé par une surveillance
électronique. Après la justice, la police a
été la dernière administration à être
privatisée. De toutes façons il ne reste plus grand chose
à voler. Tous les ultra-riches, riches et moins riches sont
partis du pays depuis longtemps. Ils sont devenus nomades. Ils changent
de pays au grès des bouleversements climatiques. Toujours
à l'affût du meilleur micro-climat. Le président
sourit au souvenir de ses vieux copains qui l'ont hissé au
pouvoir. Le président n'est en fait pas à sa
fenêtre. Il se réveille dans son lit. Tout ça
n'était qu'un rêve. Il se lève. Il regarde par la
fenêtre la plage de sable fin, les cocotiers, la mer bleue.
Zone protégée cette île. Ici aucun tsunami à
redouter. Le président se rappelle soudain le cauchemard qu'il a
fait. Il sourit. Il n'est plus président. Il a
démissionné à mi-mandat. Il a voulu surprendre
jusqu'au boût. On lui avait offert la présidence de la
Banque Mondiale. Servir le pays autrement. Innover toujours. Le
président de la Banque Mondiale sourit.
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La femme de l'agence pour l'emploi me dit que je
dois escamoter dans les c.v., et ma page internet, le fait que j'ai
cinquante trois ans. Je répondis par une blague: un
espèce de flou qui viendrait sur l'écran d'ordinateur
flotter devant les yeux de la personne qui consulterait mon c.v.,
petite vapeur qui cacherait mon âge au bon moment. Un flou, une
vapeur ? Plus tard je pensai à un ange qui passe. Ou une
clé de compréhension plutôt. Le libéralisme
a vaincu la bureaucratie en Finlande. Finallement. Car dissimuler son
âge véritable n'est pas faire le malin avec ses employeurs
potentiels, c'est accepter que le Malin (le grand) s'en prenne à
mon existence, autrement dit à ma dignité d'être
humain. Quoi de plus beau en effet qu'être soi-même ! 53
ans l'âge magnifique ! Puisque le mien ! Renoncement à sa
dignité. Mëme qu'á travers la pratique de la
clownerie j'ai fait de mon indignité et de mes manques des
valeurs positives. Dignité de clown aussi quoi !
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À la suite d'un rêve qui m'a
réveillé, je réalise que mes conflits
intérieurs au sujet de ma vie ( travail, famille, patrie )
étaient dûs à des contradictions entre deux
morales, celle du jour (la normale, celle qu'on vous assène au
jour le jour, celle qui sert le pouvoir en place) et celle de ma vie
(celle qui découle de ma vie passée. Logique de vie,
recherche et valeurs personnelles).
Août 2007